Motion · 7 min de lecture · 4 mai 2026
Génériques : anatomie d'une renaissance
Saul Bass est partout, mais ce n'est plus son influence qu'on regarde. Les nouveaux génériques de série racontent autre chose.
Le générique d'ouverture, longtemps relégué au statut d'objet patrimonial, redevient un terrain d'invention narrative. Les plateformes l'avaient sacrifié à la fonction « skip intro » ; les showrunners y reviennent comme à un seuil dramatique.
Les studios qui comptent — Elastic, Imaginary Forces, mais aussi de plus petites structures européennes — ne se contentent plus du registre cinétique. Ils empruntent à la performance, à la danse, à l'illustration éditoriale.
Ce qui se joue aussi : la place du motion designer dans la chaîne de production. Plus en aval, plus en dialogue avec l'écriture.
« Saul Bass est partout, mais ce n'est plus son influence qu'on regarde. Les nouveaux génériques de série racontent autre chose. »
À propos de l'auteur
Mathilde Rousseau
Critique de design, ancienne commissaire d'expositions, elle suit depuis quinze ans les mutations de l'identité visuelle en Europe.
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